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La Ville rend hommage à des Trifluviens ayant marqué la communauté

Publié le 8 avril 2019

Lors de la séance ordinaire du conseil municipal du mardi 2 avril 2019, le Conseil a adopté à l'unanimité une résolution afin de rendre hommage à des Trifluviens ayant marqué la communauté. Par la même occasion, la Ville confirme également la nomination du parc Robert-Bourassa en hommage à l’ancien premier ministre du Québec. Il s'agit de recommandations du Comité de toponymie qui travaille sur les dossiers de désignation toponymique de la Ville.

Ainsi verrons le jour :

  • La place Rita-Lafontaine , située entre le parc Champlain et la bibliothèque Gatien-Lapointe

    Actrice québécoise trifluvienne s’étant illustrée au théâtre, au cinéma et à la télévision, Rita Lafontaine est née à Trois-Rivières le 8 juin 1939. Elle fit ses débuts au théâtre auprès de Michel Tremblay en 1968, alors qu'elle fait partie de la distribution de sa nouvelle pièce présentée au théâtre du Rideau Vert, Les Belles-Sœurs, devenue un classique de la dramaturgie québécoise. C’est le début de sa grande carrière au théâtre, et d’une grande collaboration avec Michel Tremblay. Elle jouera entre autres dans À toi pour toujours, ta Marie-Lou, Albertine en cinq temps, et Le Vrai Monde?. Le dramaturge a d’ailleurs à plusieurs reprises créé des rôles spécialement pour Rita Lafontaine. En parallèle, elle jouera dans plusieurs films, dont L’Homme de rêve, Le soleil se lève en retard et La Grande Séduction. Du côté de la télévision, elle se fera remarquer dans Le Retour, Le monde de Charlotte et Les Super Mamies. À Trois-Rivières, à partir de son initiative, le programme de certificat en interprétation théâtrale fut créé en 2010 à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Elle a reçu plusieurs prix au long de carrière, dont quatre Prix Gémeaux pour meilleure interprétation féminine. En 2009, elle reçoit un doctorat honoris causa de l’UQTR, et en 2011, elle reçoit le titre d’Officière de l’Ordre national du Québec. Rita Lafontaine trépasse le 4 avril 2016.


  • Le parc Fernand-Colbert , situé à l’intersection des rues du Fief et Jacques-Simonet

    Homme d’affaires de Trois-Rivières, Fernand Colbert a notamment fondé la compagnie trifluvienne La Fernandière. Né à Bécancour le 5 décembre 1931, il fonda en 1948, avec son partenaire d’affaire Fernand Pratte, la compagnie La Fernandière. Ils achètent la bâtisse d’une ancienne pâtisserie et débutent la production de boudin. La compagnie gagne en expansion, et au boudin s’ajoute la fabrication de saucisse, tête fromagée, cretons et plusieurs autres charcuteries. En 1982, il laisse l’entreprise bien établie à Trois-Rivières aux mains de son fils. En plus d’avoir fondé une des plus grandes compagnies alimentaires de Trois-Rivières, Fernand Colbert a été conseiller municipal à Trois-Rivières-Ouest et Trois-Rivières durant plusieurs années. Il a été gestionnaire de différents lieux dans la région, et a aidé à développer le secteur du Fief à titre de promoteur immobilier. Il est décédé le 24 mars 2017.


  • Le parc Yvon-Fournier , situé près des rues P.-E.-Neveu et P.-V.-Ayotte

    Homme d’affaire mauricien, Yvon Fournier s’est fait connaître avec sa compagnie Groupe Fournier Ltée spécialisé dans l’émondage et dans l’esthétisme des arbres en milieu urbain. Né à Saint-Jacques-des-Piles le 24 mai 1922, il a, dès son plus jeune âge, un attrait pour la forêt puisque son père était trappeur et cultivateur. Il se dirige donc naturellement vers l’École Forestière de Duchesnay où il y complète son cours de mesureur de bois professionnel. En 1951, il achète un terrain pour y établir une pépinière et débute sa carrière d’homme d’affaires. Après quelques années comme aménagiste paysager et couvreur d’asphalte, c’est vers l’émondage qu’il se dirige. Il décroche un important contrat avec la Shawinigan Water and Power Company. C’est lors d’une tempête de verglas au début des années 1960 qu’il fait ses preuves dans l’élagage et il ne tarde pas à faire sa réputation. Dans les années 1980, le Groupe Fournier Ltée, dont le siège social est à Trois-Rivières, comprend plus de 600 employés œuvrant entre Toronto et les Maritimes, plus de 25 camions et 3 hélicoptères pour l’application de phytocides. La compagnie gère à cette époque des filiales à Laval, Québec, Ottawa, Toronto et Halifax, la rendant une des plus importantes dans le domaine de l’arboriculture canadienne. Pour souligner l’expansion et l’excellence du travail fait, le Groupe Fournier est nommée entreprise trifluvienne de l’année en 1986. Yvon Fournier se démarque aussi par ses implications au niveau des affaires à Trois-Rivières, mais aussi sur le plan canadien et international. En effet, il devient président du chapitre canadien de l’International Society of Arboriculture en 1964, devenant le premier francophone à occuper ce poste. En 1978, il est élu président international lors du congrès annuel de l’association. Au sein de la Société internationale d’arboriculture Québec, il est récipiendaire en 1985 du prix Alphonse-Guimont pour souligner son excellence dans sa pratique et en 1997, un prix est créé en son nom, le prix du Mérite arboricole Yvon Fournier, pour reconnaître l’implication et le dévouement à la formation en arboriculture. À travers les années, il reçoit d’autres distinctions dont le « Awards of Merit » de la Société Internationale d’Arboriculture, la médaille du 125e anniversaire du Canada et la médaille du Jubilé de diamant de la Reine. Le Groupe Fournier a su servir de modèle pour les entreprises qui se spécialisent en arboriculture, mais c’est surtout la minutie et le respect qu’il avait pour la nature qui faisait la réputation d’Yvon Fournier. Il est décédé le 28 août 2016.


  • Le parc Jacques-Carrier , situé sur le boulevard Saint-Louis et la rue Lajoie

    Bénévole trifluvien impliqué dans plusieurs initiatives au sein de divers quartiers de Trois-Rivières et dans le milieu sportif, Jacques Carrier est né à Trois-Rivières en 1953. Il commence, dès l’âge de 15 ans, à s’impliquer au sein de sa communauté à titre d’entraîneur de baseball et de hockey pour les Loisirs Saint-Philippe. Il grimpera les échelles de cette institution puisque pendant 20 ans, il sera président de cette même société, soit de 1980 à 2000. Parallèlement, il sera responsable du parc-école pour les jeunes du quartier Saint-Sacrement de 1978 à 2008 et sera président du Centre Social et Récréatif Saint-Sacrement de 2000 à 2016. En 2012, il devient président de l’âge d’or Saint-Sacrement, et dans les années qui suivent, il travaille pour l’aménagement de nouveaux locaux pour le centre de conditionnement physique et d’haltérophilie et pour la conception d’un local pour l’association Saint-Vincent de Paul. Sa passion pour l’implication sociale et le bénévolat va l’amener à participer à la création de la maison des jeunes Entrado et à supporter ses initiatives de financement, à aider à la réalisation d’une table de concertation entre les organismes communautaires du quartier Saint-Philippe, à créer un service d’aide pédagogique qui prévient le décrochage scolaire, à mettre sur pied une ligue d’improvisation jeunesse, et à créer un gymnase communautaire au sous-sol de l’église. Il est décédé le 28 juin 2017.


  • Le parc-école Roland-Thibeault , situé sur le boulevard Saint-Louis et la rue Victoria

    Roland Thibeault est un Trifluvien s’étant impliqué sur plusieurs paliers à Trois-Rivières, notamment au niveau municipal comme conseiller, mais aussi au sein du sport et du quartier Saint-Sacrement. Il fut co-fondateur du club de hockey junior Les Draveurs de Trois-Rivières ainsi que de l’équipe de baseball les Aigles Junior de Trois-Rivières. Né en 1935, c’est en 1972 que débute une longue histoire d’implication au sein de la ville de Trois-Rivières. En effet, il est à partir de cette année commissaire à la Commission scolaire de Trois-Rivières et ce jusqu’en 1990, où il fait le saut du côté municipal. Il est conseiller à la Ville de Trois-Rivières jusqu’en 2001. En plus de ces grandes implications, il accumule plusieurs postes bénévoles notamment trésoriers de l’Âge d’Or Saint-Sacrement, marguillier de la paroisse Saint-Sacrement, membre du conseil de la caisse populaire Desjardins Saint-Sacrement, membre des Chevaliers de Colomb, membre du Club Richelieu, trésorier pour le Centre le Havre et bénévole pour la popote roulante de la paroisse Saint-Sacrement. C’est surtout au niveau du sport que M. Thibeault va laisser sa marque. Ayant à cœur l’accès du sport dans les quartiers, il est membre des Loisirs Saint-Sacrement pendant une bonne partie de sa vie, dont quelques-unes à titre de président et d’entraîneur de hockey et de baseball. Il a à cœur l’utilisation du terrain situé dans la cour de l’école d’hôtellerie à des fins sportives, voulant laisser un espace pour tout citoyen du quartier souhaitant demeurer actif. C’est 54 ans de sa vie que Roland Thibeault dédie à l’implication pour aider le sport amateur. Il est décédé à Trois-Rivières le 25 novembre 2017.


  • Le parc Robert-Bourassa , situé à l’extrémité de la rue Perreault

    Homme politique québécois, avocat et économiste qui fut premier ministre du Québec de 1970 à 1976 puis de 1985 à 1994 avec le Parti libéral, Robert Bourassa est né à Montréal le 14 juillet 1933. C’est au collège Brébeuf qu’il entame son éducation pour ensuite se diriger vers l’Université de Montréal où il reçoit la médaille du gouverneur général en 1956. L’année suivante, il est admis au Barreau du Québec pour ensuite faire une maîtrise en sciences économiques et politiques à Oxford en Angleterre. Il couronne le tout avec une maîtrise en fiscalité et droit financier à Harvard University en 1960. Suite à sa formation scolaire, il se dirige vers l’enseignement de l’économie, de la fiscalité et des finances publiques au sein de diverses universités, tout en cumulant des postes de conseiller financier au ministère fédéral des Finances. C’est en 1966 qu’il se lance dans l’aventure politique en se faisant élire comme député libéral dans Mercier, où il sera réélu en 1970 et en 1973. Lors de son deuxième mandat en 1970, il est élu chef du Parti libéral et ces derniers remportent l’élection, faisant de Bourassa le plus jeune premier ministre de l’histoire du Québec à l’âge de 36 ans. Le Parti libéral perd ses élections en 1976. Suite à cette défaite, il prend une pause et retourne enseigner notamment à Fontainebleau, à Bruxelles, à Washington et en Caroline du Sud. En 1980, il fait un retour en politique, et est réélu chef du Parti libéral du Québec en 1983. Il retrouve son siège à l’Assemblée nationale en étant élu député dans Bertrand en 1985 et devient chef de l’Opposition la même année. Au cours de sa carrière, il a publié de nombreux livres, notamment Bourassa/Québec, L’énergie du Nord : la force du Québec et Gouverner le Québec. Il est aussi titulaire d’un doctorat honoris causa en philosophie de l’université de Tel-Aviv, récipiendaire de l’ordre du Mérite des diplômés de l’Université de Montréal et à titre posthume reçoit l’insigne de Grand Officier de la Légion d’honneur en 1997. Il est décédé le 2 octobre 1996.