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Politique environnementale pour réduire les émissions de GES à Trois-Rivières

Publié le 19 juin 2020
La Ville présente la mise à jour de l’inventaire de gaz à effet de serre (GES) basé sur ses activités de l’année 2018. Cet exercice permet de faire un premier comparable avec l’inventaire de GES réalisé en 2008.

Inventaire des émissions de GES de la Ville de Trois-Rivières de 2018

Le rapport démontre qu’entre 2008 et 2018, les émissions provenant des activités corporatives de la Ville sont passées de 13 125 à 14 243 tonnes de CO2éq. C’est une hausse de 8,5 % alors que la Ville ciblait une réduction de 7 %.



Durant cette période, la Ville a pourtant entrepris de nombreuses actions pour réduire ses GES : 
  • Élimination des systèmes de chauffage à l’huile dans les bâtiments municipaux;
  • Optimisation des opérations de déneigement;
  • Conversion de plus de 9 000 luminaires de rue à la diode électroluminescente (DEL);
  • Réduction du dimensionnement des véhicules municipaux.

Pourquoi la Ville n’atteint-elle pas ses objectifs?

Ces résultats, en deçà des attentes, s’expliquent en partie :
  • Par l’hiver très froid connu en 2018 qui entraîna une augmentation marquée de la consommation de gaz naturel (+26,88% par rapport à 2008) pour le chauffage des bâtiments;
  • Par la difficulté d’implanter certaines mesures vertes à grande échelle, par exemple l’autonomie des véhicules électriques, qui ne répond pas aux besoins de la Ville;
  • Et par l’augmentation de la population trifluvienne (+ 8 085 personnes).
Chose certaine, la Ville prend ces résultats avec sérieux et redoublera d’efforts pour rattraper son retard et réduire ses émissions de GES. D’ailleurs, en 2019, la Ville a notamment amorcé la vidange de ses étangs d’épuration pour réduire l’émission de dioxyde d'azote et l’étude de systèmes de chauffage de bâtiments qui lui permettrait de réduire sa consommation de gaz naturel.


Vers une politique environnementale

Au courant des prochains mois, la Ville de Trois-Rivières entend se doter d’une politique environnementale qui ciblerait des moyens concrets pour réduire les GES. Cette politique permettrait également de cibler d’autres enjeux environnementaux tels que la protection de la biodiversité, la gestion des matières résiduelles ainsi que la qualité de l’air et des sols.

Le comité sur le développement durable et l'environnement y travaille déjà et des consultations publiques sont prévues à l’automne prochain pour impliquer la population dans la réflexion.