Pourquoi un feu de circulation peut être sur les « 4 flashs »?
La Ville de Trois-Rivières compte près de 140 feux de circulation sur son territoire. À ce nombre s’ajoutent les feux qui sont sous l’égide du ministère des Transports et de la mobilité durable. Ça en fait des lumières vertes, jaunes et rouges!
Sur la route, les feux remplissent différents rôles, notamment en matière de sécurité et de régulation de la circulation. Ils sont synchronisés selon une séquence précise qui tient compte d’une pluralité de facteurs, dont la densité de la circulation, la nature de l’intersection et l’optimisation de tous les modes de transport.
Pour garantir leur efficacité, la Ville doit en assurer l’entretien et la modernisation. Certaines interventions nécessitent qu’un feu soit mis en mode clignotant, ou en bon français, sur les « 4 flashs ». Des situations particulières peuvent aussi en justifier le recours.
Faisons le tour de ces situations ensemble!
L’électricité
Au même titre que le chauffage dans la plupart des résidences, les feux de circulation sont alimentés par un réseau électrique. Lorsqu’une baisse de tension ou une coupure de courant momentanée survient, un feu peut devenir en mode clignotant, puisqu’il perd le contact avec la synchronisation qu’il doit respecter.
Une électricienne ou un électricien de la Ville doit alors se déplacer pour s’assurer que la programmation adéquate du feu soit en vigueur avant qu’il ne redevienne fonctionnel. Généralement, ces situations prennent peu de temps à résorber et le feu reprend du service rapidement.
Les collisions
Des dommages matériels peuvent aussi engendrer qu’un feu soit mis en mode clignotant. Et ce sont parfois les cas qui prennent le plus de temps à régler!
Un feu est un système complexe composé de plusieurs éléments, dont le poteau qui le soutient, une tête de signalisation, des lentilles, un contrôleur, des boutons-poussoirs, etc. Pour ajouter à cela, il existe plusieurs configurations de feu selon l’intersection où il se trouve.
Lorsqu’un véhicule entre en collision avec un feu, et que plusieurs pièces sont abîmées, leur remplacement prend davantage de temps. Certaines configurations sont plus rares, et ce ne sont pas tous les équipements qui sont disponibles rapidement à l’entrepôt.
Avant d’intervenir, la Ville doit également préparer une planche de signalisation. Il s’agit d’un document de planification qui assure la sécurité des travailleurs qui interviendront pour remplacer le feu.
Lorsqu’une collision survient, selon l’intersection et les documents à préparer en matière de santé et sécurité, un feu de circulation peut être en mode clignotant plusieurs semaines avant le rétablissement de la situation.
L’âge des équipements
Certaines artères principales ont été aménagées il y a de nombreuses années. Les boulevards des Forges et Thibeau en sont de bons exemples, et leurs infrastructures en sécurité routière prennent de l’âge.
Un système en fin de vie utile devient plus fragile et est plus propice aux interruptions. Pensez par exemple au câblage ancien qui s’effiloche, aux vieux ordinateurs de contrôle qui ne sont plus d’actualité ou encore aux cabinets électriques usés par l’exposition aux éléments et au sel de déglaçage. Chaque année, la Ville intervient donc pour remplacer les pièces et composantes qui doivent l’être.
Selon l’état des feux à une intersection, l’opération peut prendre quelques jours à quelques semaines.
La période de l’année
Certains moments de l’année mettent également à rude épreuve les feux de circulation. C’est le cas lors de la fonte des neiges où le retour de l’humidité, l’accumulation d’eau sur la chaussée et la présence de sels de déglaçage créent un cocktail dont les feux se passeraient bien. Ce mélange s’infiltre dans les composantes électriques des installations et se traduit en corrosion qui affecte les composantes.
En fonction de leur technologie et de leur âge, certains équipements sont mieux protégés que d’autres. Il n’en demeure pas moins qu’une saison comme le printemps, par exemple, est plus propice à ce qu’un feu soit en mode clignotant.
La sécurité
Les feux de circulation jouent un rôle névralgique pour une circulation sécuritaire pour l’ensemble des usagères et usagers de la route.
Lorsqu’un chantier est en cours et qu’il occasionne des détours, la Ville peut mettre un feu de circulation en mode clignotant à proximité des travaux pour réguler la circulation. Le feu en question peut ainsi éviter que le trafic ne s’étire jusqu’à avoir un impact sur des rues adjacentes.
L’état de la chaussée peut également entrer en ligne de compte. Si un puisard s’affaisse à une intersection ou que le pavage nécessite une intervention à court terme, le feu de circulation peut être mis sur les « 4 flashs » pour éviter les bris aux véhicules.
Le délai de rétablissement est alors tributaire des opérations en matière de travaux publics et de l’implication d’autres propriétaires d’infrastructures à proximité.
La modernisation des équipements
La modernisation des feux de circulation justifie aussi qu’une installation soit en mode clignotant.
Tout comme l’ensemble des municipalités québécoises, Trois-Rivières doit respecter des normes ministérielles pour ses installations de circulation. Certaines composantes doivent parfois être changées en conséquence, et l’intervention sur un feu nécessite que l’intersection soit en mode clignotant.
Trois-Rivières est également au cœur d’un important projet de synchronisation d’une grande partie de ses feux. Cette initiative vise à adapter la programmation des feux en fonction des données récentes et des nouvelles habitudes de déplacement des citoyennes et citoyens à l’aide d’une nouvelle infrastructure technologique dédiée aux systèmes de transport intelligent.
De la panne de courant à la collision, il y a donc plusieurs raisons pour lesquelles un feu de circulation peut être en mode clignotant et les délais de rétablissement varient d’une situation à l’autre.
Vous en connaîtrez au moins un peu plus lors de votre prochain passage à une intersection où la lumière est, « sur les 4 flashs »!