Trois-Rivières dans 20 ans, ça aura l’air de quoi?
Où construirons-nous les nouveaux logements? Comment ferons-nous de la place à une population en croissance? Quels types d’habitation répondront aux besoins des familles, des personnes âgées et des étudiants?

Ces questions sont au cœur de la révision du schéma d’aménagement et de développement de la Ville. Dans le cadre de cet exercice de planification, la réflexion entourant l’habitation dépasse largement la construction de nouveaux logements. Elle touche aussi à leur localisation et aux différentes formes qu’ils peuvent prendre. C’est aussi l’occasion de réfléchir à l’avenir de nos quartiers et d’orienter le développement de la ville pour les 20 prochaines années.
Trois-Rivières grandit… et ce n’est pas fini!
En 2001, la ville comptait un peu plus de 120 000 personnes. Aujourd’hui, elle en compte près de 145 000. Selon les projections de l’Institut de la statistique du Québec, la population pourrait augmenter de 26 000 personnes d’ici 2050. La question est donc de savoir comment et où accueillir cette croissance sur le territoire.
Se loger coûte de plus en plus cher
L’accès à la propriété devient plus difficile pour une partie de la population. Le prix moyen d’une maison unifamiliale est passé de 78 900 $ en 2002 à 337 000 $ en 2025, soit une hausse de 327 %. Pendant ce temps, le revenu d’emploi médian de la population âgée de 25 à 64 ans est passé de 27 100 $ en 2002 à 55 900 $ en 2024, soit une hausse de 106 %. Le prix des maisons a augmenté trois fois plus rapidement que le revenu d’emploi.
Beaucoup d’espace pour peu de monde?
Pendant des décennies, Trois-Rivières s’est développée selon un modèle de banlieue caractérisé par une faible densité, de grands terrains et une forte présence de maisons unifamiliales. Ce type de développement, apprécié par la population et surtout par les familles, occupe toutefois beaucoup d’espace et contribue à l’étalement urbain.
Aujourd’hui, 43 % des logements de Trois-Rivières sont des maisons unifamiliales. Pourtant, 3 ménages sur 4 sont composés de deux personnes ou moins. Une grande quantité d’espace est consacrée à loger relativement peu de personnes, alors que les terrains disponibles pour accueillir la croissance se font de plus en plus rares.
C’est pourquoi la Ville réfléchit aujourd’hui à différentes façons de développer son territoire.

La densité, ce n’est pas toujours une question de hauteur.
Lorsque l’on parle de densité, on imagine souvent de grandes tours qui s’implantent un peu partout. Cependant, la densité peut prendre plusieurs formes, dont certaines sont moins visibles que d’autres. En aménagement, on mesure souvent la densité par le nombre de logements par hectare. Elle dépend de la taille des terrains, de la superficie des logements et de la largeur des rues.
C’est le cas des quartiers Sainte-Cécile et Trois-Rivières sur Saint-Laurent, par exemple. On y retrouve une densité comparable, mais ce sont des milieux de vie avec des configurations très différentes.

Habiter Trois-Rivières autrement, ça veut dire quoi pour vous?
Pour répondre aux différents besoins en habitation, il faut explorer diverses façons d’habiter la ville et d’utiliser le plus efficacement notre territoire. Vous souhaitez participer à la réflexion? Joignez-vous à la cohorte citoyenne ou déposez vos idées.

Les personnes intéressées à faire partie de la cohorte citoyenne peuvent également soumettre leur candidature via le formulaire en ligne ou auprès du 311 (par téléphone ou par courriel à 311@v3r.net).

Votre voix compte dans la réflexion sur l’avenir de Trois-Rivières!
Restez à l’affût des prochains articles pour découvrir les autres grandes thématiques de la révision du schéma d’aménagement et de développement.