Foire aux questions

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Réseau routier et transport

TousDéneigementEntretien de la voie publiqueStationnementVision zéro

Est-il vrai qu’il est plus polluant de conduire plus lentement?

Certaines études affirment que conduire un véhicule à 40 km/h pourrait être plus polluant que rouler à 50 km/h, voire même à 30 km/h. Or, les avis sont partagés et d’autres études viendront contredire cette théorie. Plusieurs facteurs doivent notamment être pris en considération : le type de véhicule, l’année de construction, le style de conduite, etc. 

Cela étant dit, en augmentant la sécurité des cyclistes et des piétons sur nos routes, on peut espérer une hausse du transport collectif et conséquemment, à une baisse des gaz à effet de serre. Donc de ce point de vue, l’impact de Vision zéro sur l’environnement serait alors positif. 

Dans quelles rues la vitesse pourrait-elle être réduite à 40 km/h?

Conformément à la résolution du conseil, la vitesse pourrait passer à 40 km/h dans les rues locales et collectrices. Par définition : 

  • Rue locale : route dont la fonction dominante est l’accès à la propriété, dont le débit typique est de moins de 3 000 véhicules par jour.
  • Rue collectrice : axe principal de desserte interne des quartiers résidentiels donnant accès aux rues locales et aux propriétés, où circulent typiquement moins de 12 000 véhicules par jour.

Carte des rues affectées par le changement de vitesse proposé

Les objectifs de Vision zéro ont-ils été atteints ailleurs?

La Vision zéro a déjà fait ses preuves ailleurs dans le monde. Elle fut adoptée pour la 1re fois en 1997, en Suède. Dix-neuf ans plus tard, le taux d’accidents mortels avait diminué de 50 %.

En 2015, Edmonton fut la première ville canadienne à adhérer à cette philosophie. En 2016, Toronto déposait son plan d’action 2017-2021 proposant 50 nouvelles mesures de sécurité.

Puis en 2017, ce fut au tour de la Ville de Surrey en Colombie-Britannique de s’intéresser à Vision zéro. Plus près de nous, la Ville de Montréal a adhéré à la Vision Zéro en 2016 et travaille à déposer son premier plan d’action en 2019. 

La Vision zéro est une philosophie récente, dont on entend parler de plus en plus dans le domaine de la circulation au Québec. D’ailleurs, « instaurer la Vision zéro accident comme stratégie de référence en sécurité routière au Québec » est la première mesure inscrite au plan d’action de la Politique de développement durable du gouvernement du Québec.  En étant l’une des premières villes à l’adopter, Trois-Rivières agira comme précurseur. 

Les citoyens seront-ils consultés relativement aux mesures de Vision zéro?

Dans sa résolution, le conseil municipal, majoritairement, s’est engagé à mettre en place une démarche d’information notamment par la tenue de consultations publiques sur la Vision zéro. Ce processus, au cours duquel sera présenté, par des experts, l’approche de sécurité Vision zéro permettra aux acteurs du milieu et aux citoyens de s’exprimer, de poser des questions relatives à cette approche et de bonifier les propositions, le cas échéant.

Les consultations publiques auront lieu les samedis 16 et 23 février. Pour plus d’informations, consultez la page à propos de la Vision zéro.

La Ville a-t-elle l’intention d’émettre un nombre plus élevé de contraventions ou d’obtenir plus de revenus de cette manière?

Selon une Consultation publique menée par la SAAQ en 2017, la réduction de la vitesse et la surveillance policière font partie des mesures à envisager pour atteindre les objectifs de Vision zéro. Cela étant dit, en fonction des décisions qui seront prises par le conseil municipal sur les éléments à mettre en place dans l’évolution de la Vision zéro, la Direction de la police analysera les besoins en fonction de ses responsabilités à faire respecter les règlements existants et de sa capacité organisationnelle. 

L’analyse prendra en compte à la fois la nature des changements adoptés par le conseil municipal, les effectifs requis pour assurer une surveillance adéquate du réseau routier et les technologies existantes telles photos radar. La cible ne consiste pas à émettre nécessairement plus de contraventions, mais d’assurer la meilleure sécurité possible. L’émission de contraventions n’est qu’un élément à considérer dans les mesures à mettre en place pour répondre aux besoins de la population. Il est important de noter que la Vision zéro ne consiste pas uniquement à réduire la limite de vitesse autorisée sur les panneaux, mais comprend une multitude de mesures d’atténuation de circulation qui n’amènent pas nécessairement d’augmentation du contrôle de la vitesse par les policiers.

Quels sont les impacts pour la Ville?

En ce moment, la Ville de Trois-Rivières est orientée sur l’approche traditionnelle d’ingénierie où la « fluidité des véhicules routiers à moteur » prime. Les routes sont conçues pour maximiser le volume de débit journalier moyen annuel de véhicules automobiles, pour avoir un niveau de service acceptable, tout en accommodant le transport actif (vélos et piétons) dans une certaine mesure.

Selon l’approche Vision zéro, la Ville devra notamment revoir ses méthodes de conception d’infrastructures afin de les rendre d’abord sécuritaires, puis revoir également les vitesses sur son réseau routier, afin de viser 0 décès / 0 blessure grave. De plus, il faudra que les sites où des accidents mortels et blessés graves ont eu lieu soient analysés sous une autre approche.

Est-il vrai que la circulation sera moins fluide, avec l’intégration d’une philosophie Vision zéro?

Vision zéro n’arrête pas le trafic. Ce que Vision zéro considère, c’est qu’aux endroits dans notre système routier où nous avons des usagers de la route vulnérables (piétons, vélos, personnes à mobilité réduite) et des usagers de la route protégés (automobilistes, camionneurs,), il est inconcevable de permettre une vitesse supérieure à 30 km/h. Il faut alors construire des aménagements (intersections ou mesures d’apaisement de la circulation) pour sécuriser les usagers vulnérables. Cela étant fait, on pourra ensuite considérer l’aspect « fluidité », comme 2e critère.

Quant aux artères, on peut permettre une vitesse de 50 km/h, à condition de retirer les usagers vulnérables de la rue. Sur les routes où seuls les impacts frontaux sont possibles entre véhicules, on peut permettre une vitesse de 70 km/h.

Par ailleurs, selon Vision zéro, le carrefour giratoire est la configuration d’intersections la plus sécuritaire (8 points de conflits potentiels par rapport à 32 pour une intersection avec feux de circulation). On y ralentit la circulation, mais aussi, on tient compte du fait que les conducteurs ne sont pas parfaits et qu’il est plus facile d’être attentif à son environnement dans un carrefour giratoire qu’avec des feux de circulation. D’un autre côté, c’est aussi un bon élément pour la fluidité de l’intersection. C’est même mieux que des feux de circulation, en plus d’être plus écologique. La sécurité et la fluidité 2 ne sont donc pas toujours contradictoires.

Quel est le plan d’action pour Trois-Rivières?

Dès 2019, une étude sur l’impact de ce mouvement sur le territoire trifluvien sera réalisée. Du coup, cela permettra l’élaboration d’un plan de circulation sécuritaire permettant de bien circonscrire les effets. Les premières mesures concrètes prendront effet à partir de 2020, alors que la vitesse dans les rues locales et collectrices pourrait passer à 40 km/h.

Dans sa résolution, le conseil municipal s’est engagé à mettre en place une démarche d’information notamment par la tenue de forums sur la Vision zéro et de consultations sur les modes d’application des différentes mesures proposées. Ce processus, au cours duquel sera présenté, par des experts, l’approche de sécurité Vision zéro permettra aux acteurs du milieu et aux citoyens de s’exprimer, de poser des questions relatives à cette approche et de bonifier les propositions, le cas échéant.

Combien coûtera l’implantation de la Vision zéro à Trois-Rivières?

Puisque le plan d’action n’a pas encore été élaboré ni adopté, il est difficile de prédire ou de chiffrer les coûts d’implantation de la Vision zéro à Trois-Rivières. Dès 2019, la Ville travaillera à réaliser une étude d’impacts et un plan de circulation qui permettront de préciser les mesures applicables sur le territoire trifluvien. Les projets identifiés et retenus seront intégrés dans le plan triennal de la Ville.

À titre d’exemple, l’une des mesures envisagées est de réduire la vitesse à 40 km/h dans les rues locales et collectrices. L’investissement requis pour remplacer les panneaux routiers est évalué à 150 000 $, un montant équivalent à l’installation d’un feu de circulation.

C’est quoi, la Vision zéro?

La Vision zéro est une stratégie de sécurité routière adoptée pour la première fois en 1997 en Suède, et qui se résume à une idée porteuse : « aucun décès ni blessé grave sur le réseau routier n’est acceptable ». Actuellement, ce pays enregistre le taux de mortalité lié aux accidents de la route le plus faible au monde.

Depuis, Vision zéro s’est propagée. Ses principes sont aujourd’hui appliqués dans plusieurs villes. D’ailleurs, Vision Zéro fait partie intégrale de la nouvelle Politique de mobilité durable – 2030 que le Gouvernement du Québec a publié cette année. Au nombre des 9 mesures présentées dans le document Transporter le Québec vers la modernité, la première est d’instaurer Vison Zéro comme stratégie de référence en sécurité routière au Québec.

L’essence de l’approche est d’éliminer de manière continue et préventive la possibilité de blessés graves et de décès sur les routes. L’implantation d’une Vision zéro favorise la priorité au passage sécurisé des usagers de la route les plus vulnérables, qu’ils utilisent n’importe quel appareil de mobilité « léger », du vélo au fauteuil roulant ou en marchant.

La démarche Vision zéro affirme que les gens méritent fondamentalement un transport sécuritaire. Il incombe aux décideurs gouvernementaux d’implanter ces conditions.

Puisqu’une image vaut mille mots, voici un exemple d’aménagement respectant les principes de la Vision zéro (ville de Laval).

Boulevard Johnson avant et après.

Que faut-il faire comme changement pour atteindre les objectifs de Vision zéro?

L’implantation de la Vision zéro est une stratégie à long terme. Il faut repenser le mode de planification urbaine et revoir notre manière de concevoir nos routes en inversant la hiérarchie du réseau routier de manière à placer les piétons et les cyclistes au sommet de la liste des priorités, plutôt que les automobiles. Les infrastructures doivent aussi être aménagées en suivant les principes de la Vision zéro, par exemple : 

  • Réduire la vitesse où des conflits sont possibles entre véhicules et piétons;
  • Diminuer la largeur des rues ou des voies pour les autos;
  • Séparer les cyclistes du trafic motorisé avec des voies protégées;
  • Aménager les intersections en sécurisant les piétons et les vélos;
  • Mieux éclairer les traverses piétonnes ou écolières;
  • Réduire les distances de traversée et de la chaussée pour piétons.

Qui a pris la décision d’appliquer Vision zéro au territoire trifluvien?

Le conseil municipal a pris cette décision de façon majoritaire, car il est d’avis que des changements sont nécessaires afin de rendre les rues de Trois-Rivières plus sécuritaires, pour tous.

Vision zéro est reconnue comme étant celle permettant d’obtenir les meilleurs résultats en matière de sécurité routière, notamment par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Forum international des transports de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pour cette raison, le conseil de ville a choisi d’appliquer les principes de cette nouvelle philosophie sur le territoire de Trois-Rivières.

Voilà pourquoi, le 6 novembre 2018, l’intention d’adhérer à la Vision zéro a été votée majoritairement par le conseil.  

Est-il possible que le conseil fasse volte-face?

Le 6 novembre dernier, une majorité de conseillers se sont exprimés favorablement à l’adhésion de la Vision zéro. Malgré certains désaccords quant aux mesures ou aux méthodologies, tous sont d’accord sur l’objectif de cette nouvelle philosophie : éliminer les accidents mortels et les blessés graves sur les routes.

Conformément au souhait du conseil, dès 2019 sera réalisée une étude sur l’impact de ce mouvement sur le territoire trifluvien. Par la suite sera élaboré un plan de circulation sécuritaire pour tous les usagers de la route, qui tiendra aussi compte des résultats des séances d’information et de consultation. 

Le nombre d’accidents mortels ou avec blessés graves est-il suffisamment élevé à Trois Rivières pour adhérer aux principes de Vision zéro?

Vision zéro vise à permettre à l’ensemble des citoyens de vivre dans un environnement sécuritaire sur le réseau routier, d’une part par le partage de la route entre ses différents utilisateurs et d’autre part par l’amélioration ou la mise en place d’aménagements physiques plus sécuritaires.

En ce sens, le nombre d’accidents mortels et blessés graves représente un des facteurs analysés dans le cadre des travaux reliés à l’adoption de la Vision zéro par le conseil municipal. Ces données ne tiennent pas compte des accidents évités de justesse, ni de ceux qui n’ont jamais eu lieu parce que les citoyens ne circulent pas à vélo ou à pied justement par crainte pour leur sécurité.

Est-il possible d’atteindre l’objectif de la Vision zéro, sans diminuer la vitesse à 40 km/h?

Selon la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), le risque de décès lors de l’impact est de 75 % si la personne roule 50 km/h et de 10 % si elle roule à 30 km/h.

Pour atteindre les objectifs de la Vision zéro, réduire la vitesse est donc une mesure importante. Il s’agit du premier facteur de sécurité qui a un impact pour réduire les accidents mortels.  

Cependant, pour réduire la vitesse, installer des panneaux de limitation de vitesse ne sera pas suffisant. Voilà pourquoi d’autres mesures doivent être considérées, soit revoir la configuration de la rue (largeur de voies, rayons de virage, espaces de stationnement, etc.) ou mettre en place des mesures d’apaisement de la circulation. 


Centre de services aux citoyens – secteur ouest

4655, rue Saint-Joseph, C.P. 368
Trois-Rivières, G9A 5H3

Téléphone : 311
Numéro sans frais : 1 833-374-2002
311@v3r.net